19 - 25 juillet

nos engagements

De retour après deux années marquées par l’urgence écologique, nos réflexions se sont accélérées quant aux problématiques contemporaines qui traversent notre temps et aux nouveaux récits qu’il nous faut désormais écrire collectivement.

Le récit écologique

Sujet prégnant de notre époque, mais aussi une problématique centrale pour les festivals dont la nature éphémère produit de facto une empreinte carbone non négligeable. Ce récit est entré au cœur des réflexions de artistes, comme Simo Cell qui signait en 2020 une tribune sur la question de la surconsommation de transports des artistes pour Libération, Pantha Du Prince, qui a récemment choisi de quitter Berlin pour la forêt du Brandebourg dans le nord de l’Allemagne, où il y a créé sa ferme en permaculture (forêt qui a inspiré son live « Conference Of Trees » qu’il présentera lors de cette édition) ou enfin Fulu Miziki, un groupe congolais qui a choisi de faire du recyclage le moteur de leur dispositif créatif en ne jouant que sur des instruments fabriqués par leurs soins, à base de détritus et objets abandonnés dans les rues de Kinshasa.

L’équipe d’Arty Farty, à son niveau, travaille cette année à diminuer au maximum les transports de ses artistes en avion pour privilégier le train et vient s’ancrer dans des dispositifs de tournée aux itinéraires raisonnés pour les groupes venant de pays où l’avion est la seule solution de liaison. D’autres artistes sont simplement invité·es à rester plus longtemps à Lyon afin de rationaliser leur venue ; en plus de leur performance, ils·elles participeront à des formations à la production musicale pour de jeunes producteur·rices locaux·ales par exemple. La programmation favorise également le « circuit-court » artistique : 50% des artistes sont issu·es de la scène locale, 80% résident en France.

Représentativité

Autre récit au sein duquel Arty Farty souhaite s’inscrire durablement : celui de la parité et de la représentativité qui, nous nous en réjouissons, a fortement secoué notre société ces dernières années. Si le secteur des musiques actuelles live est (à juste titre) pointé du doigt comme mauvais élève, les équipes du festival sont particulièrement sensibles à ces sujets et y portent une attention toute particulière lors de l’élaboration de la programmation. Malgré des améliorations notables ces dernières années, la part d’artistes s’identifiant au genre féminin programmées étant passée de 10% en 2016 à 30% en 2019, l’horizon de nos objectifs semblait encore lointain. En 2021, nous nous engageons à faire de la représentativité féminine l’une des caractéristiques de notre programmation.

Le Secours populaire - fédération du Rhône et Nuits sonores, un partenariat depuis 2012 :
  • l'intégralité des bénéfices du merchandising de nuits sonores 2021 : hors-série est reversé au Secours populaire sous forme de dons.
  • dans le cadre de la saison Africa2020 portée par l'Institut Français et avec le Secours populaire, le collectif de Kinshasa Fulu Miziki consacrera une journée à un atelier à destination d'étudiant·e·s précaires, dédié à la construction d'instruments à partir de matériaux de récupération.
  • tous les ans, une visite des coulisses du site principal de Nuits sonores est organisée à destination d'étudiant.es précaires
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